mercredi 29 mai 2013

Compte rendu de pêche: doré au lac Saint-Pierre (28 mai 2013)

Bonjour!

Certains doivent se demander pourquoi je n’ai pas écrit plus de comptes rendus de pêche cette année. Bien je suis à tester une nouvelle formule mais qui n’est pas encore à point. C’est pour bientôt, je crois. En attendant, allons-y encore une fois avec un billet dans mon blogue.

D’abord, force est d’admettre que la pêche au lac Saint-Pierre est clairement plus difficile qu’elle a l’habitude de l’être en mai. Je rencontre beaucoup de pêcheurs qui peinent à faire quelques captures. Deux raisons expliquent pourquoi la pêche est si difficile. D’abord, évidemment la «seconde crue des eaux» occasionnée par les fortes pluies des dernières semaines a laissé le lac dans un triste état. Plusieurs marinas sont mêmes devenues impraticables et surtout, les eaux se sont chargées de sédiments, de débris quand ce n’était pas carrément de la vase. Tout cela cause plusieurs problèmes. D’abord les hauts niveaux d’eau déplacent une partie des dorés qui se relocalisent ailleurs. L’eau très embrouillées réduits de beaucoup le champ de vision des dorés qui ont plus de difficultés à voir nos offrandes et ça, c’est sans compter qu’un certain pourcentage des dorés cessent pratiquement de s’alimenter dans ces conditions et attendent que l’eau s’éclaircissent. Comme si ce n’était pas suffisant, la température de l’eau qui avait atteint 58-59oF est redescendue à 52oF. Au printemps, les dorés ont besoin de chaleur et quand c’est l’inverse qui se produit comme cette année, leur niveau d’activité baissent généralement jusqu’à ce que l’eau recommence à se réchauffer.

Cette année, je n’ai que trois sorties au lac Saint-Pierre au compteur! J’ai dû en annuler… six!  OUCH! Je ne dis pas merci à Dame Nature!! Mes deux premières sorties avec mes pêcheurs ont permis la capture de 28 dorés (23 conservés) et 18 dorés (12 conservés), c’est clairement en déca de ce que nous avons l’habitude faire en mai sur le lac Saint-Pierre. Mon meilleur leurre à date à la jig est sans conteste le Ripple Shad 4’’ de couleur Firetiger.

Hier, j’étais à nouveau sur l’eau avec cette fois-ci, Jean-Philippe et son père Russel qui en étaient à leur première expérience au doré sur le fleuve (lac Saint-Pierre). Enfin, extrêmement chanceux que nous sommes, nous avons enfin une belle journée au niveau de la température…! Un léger vent du nord-est et un mercure qui a atteint 19oC, voilà une des plus belles journées depuis deux semaines. Dès notre premier secteur de pêche, les dorés montrent un niveau d’activité intéressant. Nous sommes au-travers un regroupement de 7-8 bateaux et nous semblons cependant les seuls à prendre du doré. Curieux quand même… J’essaie de voir avec quoi les autres pêcheurs pêchent… évidemment (et j’aurai dû m’en douter)… un ver de caoutchouc + un ver de terre. Messieurs… le doré est un mangeur de petits poissons!  De notre côté, les morsures sont régulières sur nos Ripple Shad 4’’ de couleur Firetiger. Outre sa queue chartreuse qui dans cet eau «pas belle» est un atout, ce leurre est une belle imitation de perchaude, une des proies favorites du doré. Malgré plusieurs touchent manquées (ce qui est plus que normal quand on pêche à la jig vertical pour la première fois), mes pêcheurs maîtrisent vite la technique et nous faisons une douzaine de captures sur ce secteur de pêche. Un peu plus tard en matinée, je propose à mes pêcheurs d’aller faire quelques dérives sur un secteur qui est sur la route de migration des gros dorés jaunes printanier. Il faut être chanceux et arrivé là quand ils y sont. Jean-Philippe me dit, confiant: « Dan, je suis certain qu’ils vont être là!». Bien… il avait raison!  Après quelques minutes de dérive, Russell se croit pris au fond… «Non, non, non, vous avez un GROS doré!  Finalement après tout un combat qui a vu ce gros percidés sortir du fil du moulinet à quelques reprises, nous avons réussi à hisser à bord un superbe spécimen! Wow… quel combat!  Qui a dit qu’un doré ça ne combat pas?  L’atmosphère est à la fête dans le bateau. Russell est beau à voir, il est tellement content et fier de sa capture. Ce sont des moments qui restent graver dans la vie d’un pêcheur pour toujours. Rapidement, le leurre est décroché; clic-clic-clic avec l’appareil photo et ce très beau spécimen de doré repart à vive allure vers le fond. Tout juste avant ce moment, j’ai pris quelques secondes pour déposer délicatement le gros doré dans un sac et pesée celui-ci avec le pèse-poisson… résultat :  8 lb bien pile!  Félicitations Russel! Le leurre gagnant est un Ripple Shad 4’’ de couleur Firetiger monté sur une tête JIG-A-JO chartreuse (1 oz) le tout accompagné d’un hameçon-remorque de la même compagnie. Ma Princecraft 186 évoluait au-dessus de 15-20 pieds de profondeur.

Le reste de la journée a été un peu plus difficile. Un doré par ci par là, le niveau d’activité a été clairement moindre que la veille. C’est Jean-Philippe qui a fermé les livres avec un beau doré jaune de 20 pouces. Quatorze dorés ont été conservés sur environ une vingtaine de captures. Je dirais que 35-40% étaient des dorés jaunes. Selon leur dire, Jean-Philippe et Russell ont adoré leur journée. Bien… c’est en plein ça l’idée!

Guide Dan Robitaille

Montage qui a permis la capture:
Photo de Daniel Robitaille


Daniel Robitaille
Guide et pêcheur professionnel

vendredi 17 mai 2013

Une belle... redécouverte!


Bonjour!
Mercredi dernier, j’ai délaissé pour 24 heures ma bien aimée Princecraft 186 pour quelques heures… je me suis rendu pêcher la truite mouchetée dans la réserve faunique de Portneuf avec mon bon ami Marc-André. Que de beaux souvenirs j’ai pu me remémorer. J’ai plusieurs fois pêché ce beau coin de lacs et forêts dans mes premières années de pêche. J’ai tellement de beaux souvenirs reliés à cet endroit…


Une bonne jasette sur place m’a permis d’apprendre qu’un gros coup de barre a été donné au cours des trois ou quatre dernières années dans cette réserve faunique. Les gens en place se sont mis en tête d’augmenter la qualité de pêche qui y était déjà bonne. Toutes sortes d’aménagements et de relocalisations ont été effectués en ce sens et on en voit déjà les bénéfices. Bon assez de bla bla… je vous raconte ma journée!

Arrivé sur les rives de notre joli petit lac vers 10 :00, nous ne pouvons que constater la beauté sauvage et la tranquillité des lieux. En fait, c’est un peu trop tranquille… Très peu de vols d’oiseaux autour de nous, pas de petits (ou gros) animaux croisés chemin faisant; on entend absolument rien, pas même le chant d’un oiseau. Hum, un peu trop tranquille à mon goût la nature, j’espère simplement que cela n’est pas le reflet du niveau d’activité des truites.
Photo de Daniel Robitaille
Le lac n’étant pas très grand, nous choisissons d’en faire le tour à la traîne. Poissons-nageurs et diverses cuillères ondulantes sont mis à profit sans succès. Oups, mon premier feeling était le bon… Nous avions aussi remarqué des truites en suspension un peu plus loin du bord. Nous avons tenté leur capture de différentes façons… sans succès. Ouais, les truites sont vraiment au neutre. On les voit dans le sonar et pas moyen de les faire mordre! Nous avions prévu pêcher deux lacs alors nous commençons à envisager d’aller vers notre deuxième destination. Marc-André me dit : «Dan, j’aimerais aller essayer une dernière fois la plus grosse hutte de castors.» Ce fût fait et j’en ai profité pour changer d’approche en y allant tout en subtilité et avec un petit leurre pour «matcher» le niveau d’activité de la truite. Premier lancer près de la hutte… mon leurre ne se rend même pas au fond et je vois le fil partir… coup de poignet et le combat s’engage. Génial!  Nous puisons une belle truite, notre première. Je m’empresse de relancer mon offrande… même scénario mais cette fois la truite est encore plus grosse!  Vraiment cool ça!  On a trouvé le patron de pêche. Marc-André me demande : « Dan, as-tu des Atomic Teaser?». Je lui tends ma boîte bien remplie. Il fait un choix judicieux et capture une truite dès son premier lancer. Finalement, nous convenons qu’il est l’heure d’aller essayer l’autre lac prévu à l’horaire. Ah oui, j’allais presque oublier de vous dire avec quoi j’ai capturé mes truites. Petite tête de jig JIG-A-JO 1/16 onces de couleur chartreuse/noire sur laquelle j’ai monté… une Micro Power Nymph!  Qu’est-ce que j’adore ce petit leurre!
Photo de Marc-André Tremblay         Daniel Robitaille         Photo de Daniel Robitaille          Marc-André Tremblay
Le long de la route, à part le moment où une mère perdrix tente de nous couper la route, je me plais à observer tout ce qu’il y a autour. De beaux petits lacs et de belles rivières aux eaux prometteuses se succèdent. Je remarque aussi que la route de gravier est très facilement carrossable. Marc-André m’apprend que la RF de Portneuf a la réputation d’avoir un des plus beaux réseaux routiers de toutes les réserves fauniques. Mes amortisseurs l’apprécient sans aucun doute! Je remarque aussi que le temps change. Le ciel s’est couvert et le vent est plus présent. J’espère que ce changement de condition activera un peu les truites.

Photo de Marc-André Tremblay

L’heure qui suit a confirmé mes impressions (pas pire devin aujourd’hui!), les truites sont «en feu». La limite de prises ici est de 10 truites mouchetées par pêcheur. Nous avons donc la possibilité d’en capturer 17 autres. Moins d’une heure d’un niveau d’action incroyable a suffit! A la traîne avec une cuillère ondulante, 24 pouces de bas de ligne et une offrande était la recette. Des attaques à répétition, des doublés, des attaques violentes… fou!  Que de plaisir! Ce sont des moments comme ça qui nous font dire que la pêche est le plus beau sport du monde! La meilleure combinaison fût une Mooselook Wobbler martelée argent/bleu, 24 pouces de bas de ligne et une Micro Power Nymph montée sur un petit hameçon no. 8 comme leurre. Comme je le fais souvent, je n’enlève pas l’hameçon triple de la cuillère et j’attaque mon bas de ligne dans la hampe d’une des pointes. J’ai fait quatre ou cinq captures directement sur la cuillère. Il y en a même une qui a avalé la Micro Power Nymph et qui a aussi attaqué la cuillère… elle avait les deux bien piqués dans la gueule. Eh bien!

Marc-André Tremblay          Daniel Robitaille                          Marc-André TremblayDaniel Robitaille

Wow quel retour aux sources réussi pour ma journée de pêche dans la réserve faunique Portneuf. J’ai été surpris aussi par la taille moyenne de nos captures. Pas de toutes petites truites, de beaux spécimens entre 10 et 14 pouces. Bien honnêtement, même quand on possède un gros bateau et qu’on l’habitude des grands plans d’eau, une journée comme aujourd’hui, c’est un bain de nature sauvage tellement agréable. Définitivement une expérience à renouveler; la prochaine fois, j’amène les enfants pour leur imprégner le même genre de souvenirs que cette réserve faunique a fait pour moi… il y a plus de 30 ans!

NB Pour plus d’informations sur notre destination:  RF de Portneuf


vendredi 22 juin 2012

Début de la saison maskinongé 2012

Bonjour,

Cette année, contrairement aux dix dernières années j’ai du attendre 2 jours après l’ouverture pour chassé le muskie. Journée très chaude et très achalander sur l’eau. Les ‘’weed bed’’ sont déjà au rendez-vous avec le niveau de l’eau qui est basse cette année. Comme à chaque début de saison depuis quelques années, je préconise la pêche aux lancés sur des battures variant entre 2 et 5 pied de profondeur balayer par un léger courant avec présence de ‘’weed bed’’. Pas besoin d’un coffre remplis comme la pêche d’automne pour le début de saison, il suffit d’avoir des Bucktails ainsi que des Ama Bamma. Pour ceux qui aimerais se lancée dans cette chasse qu’est la pêche aux maskinongés, je vous recommande de faire beaucoup de lecture à son sujet. Tout est très important en ce qui concerne cette pêche, l’équipement adéquat, l’équipement complet pour la remise à l’eau ainsi que la prise de photos de celui-ci. Pour les néophytes de cette pêche, j’inviterais toute personne voulant en apprendre plus sur cette espèce à venir me rencontrer lors d’une soirée de Muskie Canada à Lachine à tout le premier mercredi du mois de 7 pm à 10 pm selon le déroulement de la soirée. Plusieurs adeptes de cette pêche se rendent aux ‘’meeting’’ à tout les mois et beaucoup d’information entre les membres y circulent.



Pour cette journée, j’étais accompagné de mon ami Sébastien Laplante et ma copine Roxanne. Cette journée n’a pas été de tout repos avec un moteur électrique défectueux. Donc la meilleure solution était de profiter du sens du vent pour être le plus longtemps  possible sur les battures en question. La technique consiste à lancer les leurres le plus près des ‘’weed bed’’ en question que l’on peut repérer avec des lunettes polarisée. Mais soyer près car le maskinongé aime bien faire surface à 2 pied de l’embarcation, ce qui à été le cas pour notre seul prise de la journée, mais une bien belle prise pour cassé la glace de ma saison 2012!

Comment ne pas être heureux de prendre de telles bêtes dans nos plans d’eau!

17 juin 2012



Conseiller aux ventes
Thomas Marine Laval

L'ouverture de l'achigan à grande bouche!

Bonjour,

 Cette année pour la première fois, j’ai fait l’ouverture de l’achigan à grande bouche plutôt que de faire l’ouverture du Maskinongé. Pour ce faire, j’étais accompagné de Daniel Leclair ainsi que de Brian Bertrand de chez Sail à Laval dans le cadre d’un futur épisode de www.pecheenligne.net 2013. Ce fut un grand succès, le premier endroit que nous avions pensé faire notre pêche n’a pas été très fructueuse, alors il a fallu vite changer nos plans qui a finalement porté fruit. Vous comprendrez que je n’élaborerai pas trop sur l’épisode en question pour garder tout le spectacle pour l’épisode qui vous sera disponible en 2013.

Daniel Leclair ainsi que Brian Bertrand de chez Sail Laval
15 juin 2012

Conseiller aux ventes
Thomas Marine Laval
L'équipe de www.pecheenligne.net

mardi 19 juin 2012

Petite sortie de famille sur le fleuve ce dimanche


Bonjour,

Le temps stable des derniers jours plus le fait que l’eau du fleuve s’est beaucoup éclairci laissaient présager un bon niveau d’activité du poisson. Malgré un horaire serré, j’ai réussi à me trouver une petite fenêtre de trois heures pour aller pêcher sur le fleuve avec mon frère Denys et mon fils Adam (5 ans).

Un bon vent était présent ce qui signifie souvent que la pêche à la traîne avec des poissons-nageurs sera bonne. Ce fût le cas! 11 dorés et 4 achigans à petite bouches sont montés à bord. Devinez qui fût le meilleur pêcheur du jour?  Adam!  Il a capturé son premier poisson à vie (tout seul) un très beau doré de 5 lb!  C’était super drôle de voir ses réactions… Il avait l’air de trouver que ça tirait fort pas mal!! Il était très content que Denys le passe à l’épuisette mais en voyant sa grosseur sur le plancher du bateau… sa réaction a été de se reculer. Je crois qu’il a eu peur à ses orteils. Non content d’avoir pêché le plus gros doré, c’est aussi lui qui en a capturé le plus! Quand même…!  J’ai eu aussi le plaisir d’en prendre un beau soit 4 lb.

(Le papa espère qu’il aura la piqure… pour toujours!)

Nous avons testé plusieurs poissons-nageurs et il fût assez clair que le meilleur était le Flicker Shad 7 cmHollywood (couleur exclusive à Bass Pro Shop).

J’ai trouvé que la Lighting Rod (la canne la plus vendue au monde) Shock (5’6 MH) était parfaite pour faire pêcher un enfant. Elle courte et donc plus facile à manipuler et assez rigide pour avoir un bon ferrage malgré le fait que la force du ferrage n’est pas toujours très grande. Comme elle se vend aussi peu qu’une quarantaine de dollars, si elle part vers le fond (!), ça fait moins mal…!

Vive la pêche!

Daniel Robitaille
www.guide-dan-robitaille.com

dimanche 17 juin 2012

Une journée multi-espèces… pas piquée des vers!


En ce vendredi, je renouais avec Jasmin. Nous avions eu beaucoup de plaisir sur l’eau ensemble l’an passé en plus de faire la capture de plusieurs beaux achigans. Vincent était le troisième pêcheur à bord.

Cette fois-ci, l’objectif était davantage le brochet avec peut-être une petite heure de pêche à l’achigan. Nous pêchions dans les îles de Sorel sur le lac Saint-Pierre. La météo n’était pas particulièrement clémente avec des vents nord-est d’en moyenne 20 km/h qui ont atteint par moment 33 km/h.

Le premier secteur de pêche baignait dans une eau très embrouillée et le vent venait frapper la structure. Un scénario tout désigné pour déjouer le brochet avec des Spinnerbait. Après quelques minutes de pêche, Jasmin capture… un beau doré jaune! Au spinnerbait! Le poisson fait dans les 3 ½ lb ou 3 ¾ lb. Jasmin est avant tout un passionné de pêche et ne pratique pas nécessairement son sport pour se nourrir. Ce beau doré est rapidement remis à l’eau. Notre pêcheur n’en avait pas encore assez… il récidive quelques minutes plus tars un très beau doré qui avoisinent les 6 lb!  Toujours avec son spinnerbait 3/8 oz à deux cuillères (colorado + feuille de saule) de couleur Tigre de feu (firetiger)… ayoye!  Jasmin a ce don particulier de commencer ses journées en force. L’an passé, il avait capturé le plus gros achigan de la journée dans les premières minutes de pêche.

Revenons au brochet, le second secteur de pêche a valu 4 brochets. Spinnerbaits et poissons-nageurs trapus qui évoluent tout juste au-dessus de la végétation ont fait le travail ici… Plus tard, au moment où le vent atteignait son maximum d’intensité, il en fût ainsi aussi pour le brochet! Et ce n’est pas un hasard! 10-12 brochets furent capturés dans un cours laps de temps. Beaucoup d’action et des attaques souvent violentes sur les spinnerbait. Cool la pêche au brochet!
Dans ces vents assez forts, je dois dire que j’ai adoré mon Minn Kota Terrova I-Pilot. Je lui indiquais la direction à suivre simplement en appuyant sur le bouton AP (Auto-Pilot) sur la pédale du moteur. Il travaille alors tout seul et garde la direction sélectionnée. J’avais aussi ajusté la vitesse pour progresser lentement. Je pouvais pêcher, changer des leurres, monter des lignes sans me préoccuper du moteur électrique. Le bateau progressait dans la baie tout seul!  Tout un outil de travail! La même fonction (Auto-Pilot) est aussi disponible différents modèles de Terrova.

Le moment arriva d’aller taquiner l’achigan pour la première fois de l’année en cette ouverture de saison. Il fût convenu de faire une seule descente sur un rivage prometteur. Cinq achigans sont venus nous démontrer encore une fois combien ce sont de féroces combattants… wow! Les poissons-nageur trapus et bruyants dans des couleurs très voyantes ont fait le travail.

Ah j’oubliais presque… Jasmin (encore lui!) a aussi capturé un achigan à grande bouche. Quatre espèces sportives différentes dans plusieurs beaux spécimens. J’adore ce sport… et je pense que Jasmin et Vincent aussi!

Daniel Robitaille
www.guide-dan-robitaille.com
Note : Pour les passionnés de pêche Jasmin opère son propre blogue qui s’intitule : Le Journal d’un Pêcheur.


Deux belles journées sur l’eau malgré les sautes d’humeur de Dame Nature


Bonjour,

En ce début de début de semaine, j’avais le grand plaisir de recevoir à nouveau les frères Faucher (André et Robert) qui sont déjà venus pêcher avec moi à quelques reprises par le passé. Gilles leur fidèle (et toujours drôle!) compagnon de pêche était aussi présent; est venu s’ajouter Benoit, un troisième des frères Faucher. Outre d’être frères, les trois Faucher ont en commun de diriger une entreprise familiale bien de chez-nous : la Boulangerie St-Méthode. A l’aire de la mondialisation, je suis toujours très fier de voir une entreprise de chez-nous avoir du succès. Au début des années 90, la Boulangerie St-Méthode s’est démarquée de la concurrence en prenant un virage santé et elle a continuée d’évoluer dans cette direction avec succès. Isabelle Huot, la spécialiste en nutrition bien connue endosse leurs produits, ce n’est pas rien.

Vous savez quoi? Daniel Robitaille endosse aussi ces produits!  Hé, hé. Je n’ai pas les compétences et les qualifications de mademoiselle Huot pour en évaluer la valeur nutritive mais une chose est certaine… leurs pains sont bons en tabarouette! :-)

Bon, parlons pêche un peu!  André m’a demandé de venir lui montrer le secteur de Sorel pour la pêche au doré. Il vient y naviguer quelques fois par été et aimerait bien connaître quelques secteurs de pêche pour capturer quelques dorés lors de ses sorties sur l’eau. Les deux prochains jours ont été consacrés à cela. Comme toujours, tout le monde est de bonne humeur et on rigole dans le bateau. Tant mieux car les conditions ne sont pas idéales. Les vents ont atteint jusqu’à 20 km/h et venaient de la direction nord-est; impossible donc d’aller au large sur le lac. L’eau est encore pas mal embrouillée dans plusieurs secteurs ce qui diminue l’efficacité de certaines techniques dont la pêche à la jig. Pas grave, nous avons fait une tournée de différents «spots» pour soutirer 0, 1 ou 2 dorés par endroit. Pas évident! Pas grave, mes invités ont pu se faire un bon souper de doré (principalement des jaunes) et connaître plusieurs nouveaux secteurs de pêche qui seront encore plus productifs dans de meilleurs conditions. La meilleure technique a été la pêche à la traîne avec des Flicker Shad 7 cm.

La seconde journée a été marquée par des vents du sud qui ont atteint… 45 km/h!!  Évidemment, plusieurs secteurs de pêche étaient impraticables. J’avais planifié ma journée en conséquence et nous avons pêché des secteurs bien abrités. La pêche a été supérieure à la veille avec plus de captures et une taille moyenne des dorés plus grande. Comme s’est souvent le cas à ce temps-ci, il n’y a pas eu un patron de pêche vraiment supérieur aux autres. Nous en avons pris à la jig verticale, à la jig horizontal et à la traîne avec des poissons-nageurs. Une tête JIG-A-JO ronde de une once de couleur chartreuse couplée à un Power Lizardde couleur melon d’eau / chartreuse a donné les meilleurs résultats. Notez que je prend toujours soin de pêcher avec un Power Lizard femelle… j’enlève la tête! Mesdames excusez cette petite blague, je ne le pense bien sûr pas. L’idée est réduire un peu la longueur du leurre.  Le Flicker Shad 7 cm a été le meilleur poisson-nageur encore une fois selon la clarté de l’eau, Tigre de feu (firetiger) et Chrome/clown ont été les meilleures couleurs.

Je vous laisse sur une anecdote. Alors que nous travaillions une passe de traîne qui donnait un doré à chaque passage (c’est cool ça!), Robert n’avait pas d’attaque contrairement aux autres pêcheurs. Il me lance : «Dan, aurais-tu un autre leurre à me proposer, celui-là ne marche pas pour moi…». Et moi de répondre à la blague : «Avez le goût d’être une vedette? Je vous suggère le Flicker Shad 7 cm Hollywood!» Robert accepte volontiers ma suggestion. Quelques instants plus tard, il capture le plus gros doré de la journée avec ce leurre! Super! Ce n’est pas fini… Plus tard sur un autre secteur de pêche, alors que je remontre lentement le courant à la traîne, Robert me lance : «Je suis pris au fond!». Sauf, que je réalise vite que le fil sort de son moulinet à une vitesse fulgurante tellement qu’en voulant ralentir le tout, Robert se brûle la main sur le fil… pas de blague! Là, je réalise que ça sort bien trop vite. J’arrête le bateau et je commence à reculer pour constater que… son fil sort toujours avec le frein qui se lamente sans arrêt. Oh, il y a quelque chose qui ne va pas. Je me lève pour jeter un coup d’œil derrière et j’aperçois un énorme bouillon à la surface sans pouvoir identifier le poisson. «Non, non, non Robert, vous n’êtes pas pris au fond, c’est un poisson… j’ai vu le bouillon». Robert de me répondre : « Bien voyons donc, c’est impossible!» Finalement la canne qui se fait malmenée ne laisse aucun doute… c’est un poisson! Ayoye! L’adversaire sort constamment du fil du moulinet entrecouper de courtes pauses. Pas le choix, je dois le suivre avec le bateau…! Finalement, 25-30 minutes plus tard on voit apparaître un énorme poisson à la surface… une carpe! 20 autres minutes de combat ont été nécessaires, Robert a fait ça comme un pro et le puissant poisson n’est pas parvenu à casser le fil ou à le libérer! Quel combat mes amis!! On parle d’un spécimen de près de 25 lb. Robert lui a planté le Flicker Shad dans la queue au passage. Vous imaginez? Je montais le courant et le poisson, lui, est parti en descendant le courant. En tout cas, les freins sur les Soron (Abu Garcia) sont très résistants!  La morale de l’histoire?  Robert a vraiment volé la vedette avec son Flicker Shad Hollywood!

Daniel Robitaille
www.guide-dan-robitaille.com