jeudi 22 août 2013

De gros dorés sur le fleuve ces jours-ci… de bonne augure pour le tournoi!

Salutations,

Mardi, j’ai pêché avec Guillaume et ses équipiers Réjean et Pascal. Je dis «équipiers» car ils ont pêché ensemble en 2011 auSuper Challenge de Pêche de la Mauricie et se sont classés en 3è position. D’ailleurs, je les félicite pour cet excellent résultat! L’an passé, ils ont gagné la journée guidée avec moi que je faisais tirer auprès des participants du tournoi. En choisissant de positionner cette journée dans la semaine du tournoi, avouons que ça leur fait une bonne pratique pour le tournoi…
L’idée aujourd’hui était de pêcher les trois espèces éligibles au volet compétitif du tournoi : doré jaune, doré noir et achigan. Nous avons choisis de commencer par le doré jaune… et quel commencement!  Dans la première heure de pêche, des dorés de 21, 22 et 23 pouces ont été capturés! Ces poissons ont été remis à l’eau sans être pesée mais pour cette longueur on parle normalement de dorés de respectivement 3.5, 4 et 4.5 lb. Bon début que je disais! Ces beaux dorés et quelques autres ont été capturé à la traîne avec des Flicker Shad 9 cm.
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Plus tard dans la journée, je conduis le bateau vers une structure sous-marine que j’ai découvert grâce à ma carte Navionicsdans mon sonar. Nicolas y  a vécu des moments uniques dans la vie d’un pêcheur… Se croyant coincé au fond, il a tiré plus fortement sur la canne et… en parvenu à «soulever le fond»…! Oups!  Les gros coups de tête s’en sont suivis révélant qu’un très gros doré était à l’autre bout de la ligne. Je travaille avec des freins assez serré et Nicolas avait laissé le frein comme je l’avais ajusté. Le gros doré est parvenu à deux reprises à faire des courses qui ont sortie du fil du moulinet. Il s’agissait d’un indice de plus pour moi que nous avions affaire à un très gros doré. J’ai changé le petit filet pour le gros filet…! Ça j’aime ça!  Nicolas l’a très bien travaillé et on finalement pu l’apercevoir en surface…  «Ho qu’il est gros… ça pas de bon sens…!» Je l’ai puisé sous les cris de joie de tout le monde! C’était la fête dans le bateau… Je regarde Nicolas et il est sous le choc il n’en croit tout simplement pas ses yeux!  Quel monstre! Nous le pesons rapidement dans le sac à tournoi, en soustrayant le poids du sac, on a affaire un doré de… 10 lb 8 onces…!  Wow, le doré d’une vie pour Nicolas. FÉLICITATIONS!!  La recette?  Tête de jig JIG-A-JO chartreuse,hameçon remorque en acier micro-wire JIG-A-JO et Power Lizard de couleur Pumpkin Chartreuse le tout, présenté à 18-20’ de profondeur. Eh non… pas de ver de terre!!  ;-)
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Petite parenthèse comme ça, hier j’ai fait une petite sortie familiale. Ma blonde a ramené jusqu’à la puise un autre doré aux alentours de 10 lb. Il s’est décroché à 2 ou 3 pieds du filet. Nous pêchions sur le fleuve dans un tout autre secteur que la veille…

Bref, la pêche au doré jaune est excellente sur le fleuve en ce moment, venez-donc essayer ça au tournoi en fin de semaine :Super Challenge de Pêche de la Mauricie!

Bonne pêche et bonne chance au tournoi!


Daniel Robitaille
Pêcheur professionnel et guide de pêche
Pro-staff GROUPE THOMAS MARINE
www.danielrobitaille.com

samedi 3 août 2013

Pêche au maskinongé dans la réserve faunique de Portneuf… wow!

Le téléphone sonne… «Salut Dan, c’est Marc-André. Que dirais-tu d’une petite sortie de pêche au maskinongé?» Voilà une proposition surprenante car en définitive, ni Marc-André, ni moi ne sommes des pêcheurs de maskinongé. Marc-André n’a pas tardé à m’expliquer qu’on peut pêcher ce combatif carnassier dans de petits lacs de la réserve faunique de Portneuf. Une collègue de Marc-André en capture pas mal à chaque sortie qu’elle fait sur les lacs de la réserve faunique. Elle les capture à la traîne avec des poissons-nageurs.


Je ne fus pas difficile à convaincre et comme j’avais eu une annulation ça entrait dans l’horaire. Honnêtement, j’ai presque compté les jours tellement cette sortie de pêche m’intriguait. J’avais vraiment hâte d’essayer ça! Au surplus, les choses sont simples. Je n’ai même pas à amener mon embarcation. Nous allons utiliser une des chaloupes qui sont déjà sur place. Le matin venu, je propose à Marc-André de tenter notre chance au lancer. C’est une pêche plus dynamique, plus excitante. Si on ne parvient pas à en prendre au lancer, il sera toujours temps de pêcher à la traîne plus tard en journée.

Nous voilà rendu au lac et Marc-André m’annonce que c’est «MON lac» (!?). Euh, pardon? Je comprends vite où ce petit rigolo veut en dire, en apercevant l’affiche :  lac Ducont…! 1-0 pour lui, je tenterai d’avoir ma revanche sur l’eau…

Je vois bien que Marc-André est aussi excité que moi à l’idée de capturer un premier maskinongé. Nous progressons donc lentement avec Minn Kota en pêchant les structures qui se présentent à nous. C’est une pêche très visuelle. On voit un arbre submergé, on lance là… On voit une pointe herbeuse, on lance là… etc. Je suis très confiant que nous allons en capturer, le lac n’est pas très grand alors tôt ou tard, nous allons en croiser sur notre chemin. Pour les premières minutes de pêche, nous varions les leurres et les techniques. Le plaisir, c’est de trouver ce qui va les faire réagir. Nous tentons aussi notre chance en surface… C’est une pêche absolument fantastique quand les maskinongés «regardent vers en haut» et que l’action se passe en surface. J’ai capturé quelques spécimens avec de gros devons barboteurs (poppers) et aussi avec des Buzzbaits sur le lac Deux-Montagnes. Je peux vous dire une chose, une attaque de «musky» en surface, ça te donne une méga-dose d’adrénaline, c’est fou!

Mais bon, nous sommes sous les effets d’un front froid et visiblement, les présentations en surface ne fonctionnent pas aujourd’hui. J’ai ma première attaque sur un «buck tail». Puis une seconde sur un Flatback Shad monté sur une tête à X1-Lure à 60o. Nous continuons de varier les présentations pour finalement revenir au «buck tail» qui m’a valu ma première touche. Bon choix! J’ai eu deux autres attaques au lancer avec ce leurre mais je ne suis pas parvenu à bien les ferrer. Les attaques sont très vives et très soudaines. Je devrai avoir davantage «le doigt sur la gâchette» et être plus rapide au ferrage. Tout conservant le même leurre, nous varions les couleurs et aussi les styles et la vitesse de récupération. Finalement, je ferre solidement mon premier maskinongé de la réserve faunique de Portneuf! Wow, quel combat! Clairement, le maskinongé est plus fort et plus combatif qu’un brochet de même taille et pas une bonne marge à part ça.
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Un peu plus tard, après une attaque manquée, je confirme notre patron de pêche une deuxième capture sur la même présentation : Mepps Musky Killer no. 5 (cuillère argent, poils noirs) récupérée très rapidement avec 3 ou 4 micro-arrêts pendant la récupération. J’entends par micro-arrêt que je cesse de moulinet pendant ½ seconde et je poursuis tout de suite la rentrée rapide du leurre. Ce petit geste change la cadence de rotation de la cuillère et ça semble allumer davantage les maskinongés.
Réserve faunique de Portneuf
Ce qui est génial, c’est que nous capturons ces vaillants prédateurs avec un équipement relativement léger et nous apprécions ainsi chaque instant du combat. J’ai monté un lancer léger et un lancer lourd, des cannes de 7’ de puissance moyenne/lourd (MH). Les moulinets sont remplis de Sonic Braid 14 lb de résistance.
Réserve faunique de Portneuf
Marc-André de son côté a bien hâte d’avoir son premier, ça se sent! Et… c’est en plein ce qui se produit! C’est un beau spécimen qui donne à Marc-André tout un combat alors qu’on le croit fatigué, il fait un saut de 3’ dans les airs tout juste à côté du bateau… fallait voir le visage à Marc-André… Wow!
Réserve faunique de Portneuf
L’attaque suivante a été rien en bas de fantastique. Un maskinongé d’une douzaine de livres a attaqué ma Musky Killer à 5-6’ du bateau dans un éclaboussement d’eau. J’ai répondu avec un ferrage et en se débattant en surface, il m’a fait prendre une bonne douche avant de se décrocher… FOU!  Quel «thrill» !!  Me voilà allumé et tout excité, c’est «ben tripant» cette pêche là! Il s’écoule environ une quarantaine de minutes quand Marc-André effectue un lancer très près du rivage en voyant son leurre arrivé près de la berge il aperçoit le maskinongé positionné parallèlement à la rive et sa Mepps qui aboutit tout près de la queue du prédateur. En un quart de second, le maskinongé dans un mouvement éclair effectue un 180o et attaque violemment le leurre. Et c’est partie… C’est beau spécimen qui donne tout un combat à Marc-André avec des sprints sortent du fil du moulinet. Encore une fois, il y va d’un saut à quelques pieds du bateau seulement. Marc-André et moi, on crie comme des enfants dans le bateau… non mais quelle pêche folle!
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Nos 5-6 heures de pêche se sont donc soldés par 4 maskinongés puisés, un perdu à quelques pieds du bateau et facilement une dizaine d’autres attaques. J’ai tout simplement adoré! Tous les poissons ont été capturés sur la Musky Killer. Avant-hier, j’ai eu la chance d’y retourner quelques heures. Des captures ont été faites sur une Mepps Giant Killer or et sur une imitation de grenouille. Pas étonnant pour la grenouille car nous en avions aperçu plusieurs. Ça vous donne une sélection de leurres qui ont fonctionné là-bas si ça vous tente de vivre cette expérience unique. Selon nos sources, la pêche est meilleure en août qu’en juillet. Le nec plus ultra est la pêche en automne (à partir du 5 octobre)… le nombre de prises est multiplié par deux et même par trois!!

Comment ça fonctionne… Bien d’abord pour situer les gens, le poste d’accueil Talbot de la réserve faunique de Portneuf est situé à environ 1h de Québec et 1h30 de Trois-Rivières. En résumé, on peut s’y rendre en mode «Pêche à la journée». Le forfait est prévu pour trois pêcheurs, il inclue bien sûr trois droits de pêche ainsi qu’une embarcation. On parle d’un coût total entre 100 et 120$ environ donc très abordable. On peut aussi réserver un chalet, d’ici au 2 septembre, un rabais de 20% est offert. Pour la pêche automnale, on peut combiner la pêche au maskinongé avec la chasse aux petits gibiers. Bref, il y a plusieurs options pour les pêcheurs amateurs d’émotions fortes, pour plus de précisions contacter le poste d’accueil de la réserve faunique de Portneuf au 418-323-2028 et… amusez-vous bien!
:-)

Daniel Robitaille
Guide de pêche et pêcheur professionnel
Ambassadeur Princecraft et Groupe Thomas Marine

Belle journée de pêche à l’achigan sur le Massawippi !

Salutations!
Dernièrement, je suis allé faire un tour au lac Massawippi dans l’Estrie avec Magalie, Sébastien et Guy. C’est avec plaisir que je pêchais à nouveau à Magalie et son homme. On peut dire que c’était la journée des premières. Première fois pour Magalie et Sébastien sur ce lac, première pêche à l’achigan pour Guy et première fois que je pêchais ce lac sous des vents nord-est (15 km/h avec des pointes à 30 km/h)!

La pêche fût lente à décoller et certains secteurs de pêche habituellement bons ont peu ou pas produit. Il a fallu s’ajuster mais graduellement nous sommes parvenus à capturer de bons spécimens. Comme en témoigne c’est quelques photos…

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La presque totalité des captures ont été faites avec un ver souple monté «wacky». Mes invités ont rapidement maîtrisés la technique ce qui nous a valu de capturer exactement 30 achigans. Je salue l’esprit sportif de mes pêcheurs qui ont remis à l’eau tout ces spécimens. Mon meilleur leurre monté «wacky» sur ce lac est le Sinking Minnow de GULP!. Aujourd’hui, la couleur gagnante était vert dans divers tons. Ce fût une journée bien agréable avec pleins de beaux combats mais tout de même un peu en déça des pêches que je fais habituellement sur ce lac au sens ou d’habitude on parvient à prendre quelques spécimens en haut de 4 lb. Les plus grosses bêtes nous ont fait faux bons aujourd’hui.

Le montage «wacky» utilisé aujourd’hui est aussi simple qu’il a l’air insignifiant qu’il est efficace! Je lance le leurre près d’une cachette potentielle. Je laisse ensuite tomber le leurre en chute libre vers le fond avec le moulinet ouvert. Je surveille attentivement mon fil pour détecter une touche; la descente du fil s’accélère alors ou encore le fil part d’un côté ou de l’autre. On sent aussi parfois le «toc» de la touche. Si je n’ai pas eu de touche dans la descente, je le laisse reposer sur le fond quelques secondes en surveillant mon fil. Dans cette phase de la technique, mes Sinking Minnow surpassent tout autre leurre en raison de fort dégagement d’odeur attractive des produits GULP. Parfois, l’achigan posté plus loin a attendu quelque chose tombé à l’eau et il le cherche. Lorsqu’il repère le Sinking Minnow sur le fond, il s’en approche et là l’odeur fait le travail… Lors d’une touche, je laisse partir l’achigan quelques secondes avec le leurre puis je ferme le moulinet, je tends le fil en moulinant un peu et je ferre solidement. Après la pause au fond, si l’achigan ne sait pas manifester, je récupère avec des pauses et des saccades. C’est incroyablement efficace pour prendre beaucoup d’achigans et de gros achigans; petites bouches comme grande bouche.
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Voici l’équipement que j’utilise la majorité du temps pour cette pêche :
-          Canne Abu Garcia Veritas 7’0 MF (pour la distance de lancer et sa sensibilité)
-          Moulinet Pflueger Supreme MG
-          Nanofil 10 lb blanc (distance de lancer accrue et facilité de détecter les touches en surface en regardant le fil)
-          Avançon de fluorocarbone de 10 ou 12 lb (Trilene 100% Fluoro Professionnal Grade)
-          Hameçons Gamakatsu Finesse Wide Gap no. 1

Bonne pêche!

Massawippi


NB. Si certains d’entre vous veulent plus de précisions sur cette destination de pêche, elle fait partie des endroits que je suggère dans mon livre Mes 10 meilleures destinations de pêche au Québec.

Daniel Robitaille
Guide de pêche, pêcheur professionnel
Ambassadeur Groupe Thomas Marine et Princecraft

dimanche 28 juillet 2013

Saumon chinook trophée… des moments uniques dans une vie de pêcheur!

Un petit mot pour remercier Le Groupe Thomas Marine pour le service exceptionnel qu'ils ont donné à mon hôte Daniel Martineau quelques jours avant son départ au lac Ontario. Sans vous, je n'aurais pas vécu ces moments exceptionnels... Merci!


Les hasards de la vie nous permettent parfois de faire des rencontres qui vont par la suite changer le cours de notre vie. Dans la jeune vingtaine, j’ai travaillé quelques années à Pêche et Océans Canada. Un de mes collègues de travail était un sportif accompli et un grand amateur de pêche. Nous avons donc eu le plaisir de faire plusieurs activités ensemble. Entre autre, c’est lui (Daniel Martineau) qui m’a initié à la pêche au doré sur le fleuve. A l’époque, je pêchais beaucoup la truite mouchetée et l’achigan. Daniel nous offrait (à André, un autre collègue et moi) quelque fois par année la chance la chance de l’accompagner pour pêcher le doré au fleuve. J’adorais ces journées… Vous connaissez la suite… j’en ai fait une carrière!


Mon déménagement de Québec à Montréal à l’époque nous a éloigné mais comme la vie est bien faite, quand je me suis installé à Trois-Rivières (Daniel demeure maintenant à Grand-Mère) nous avons pu renouer et recommencer à pêcher ensemble. Daniel m’a invité à plusieurs reprises au cours des dernières années à aller découvrir la pêche au saumon au lac Ontario. J’ai tardé un peu à finir par me décider à y aller. Daniel et ses bons amis Manuel, Pierre et Harold forment une communauté de pêcheurs aguerris qui peaufinent leurs techniques de pêche au lac Ontario depuis des années. Honnêtement, ils sont très bons. Je me compte donc très chanceux d’avoir été initié par eux à cette pêche unique. Je suis donc allé passer 6 jours à Port Darlington avec ma famille pour pêcher le saumon mais aussi pour visiter les différentes attractions du coin dont les Chutes Niagara, Marine Land et compagnie. Ma première sortie de pêche a eu lien en soirée et Daniel m’a donné la chance de sortir la majorité des poissons! J  J’ai donc pu combattre et ramener au bateau mon premier saumon chinook, un spécimen d’une vingtaine de livres. Wow… quel «thrill»! C’est puissant ces bêtes là… ouf…
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A ma deuxième sortie, en matinée cette fois-ci, Daniel a eu la générosité de me laisser combattre le premier poisson qui a attaqué nos présentations. Nous sommes à peine installés que la canne «mooching» montée sur le downrigger de gauche s’agite. Me voilà aux prises avec un saumon… par la puissance de l’adversaire, c’est évident qu’il ne s’agit pas d’une truite arc-en-ciel. Les «sprints» de mon adversaire me sortent beaucoup de fil de sorte qu’au lieu de se rapprocher du bateau, il s’éloigne…!  Les bras en doloris après 25 minutes de combat avec ce poids lourd, voilà Dan qui me taquine en me disant: «Dan, force-le un peu, on ne va pas passer la journée sur ce poisson là…». Je sens bien qu’Harold et Dan ont bien hâte que j’en finisse mais bon sens, lui à l’autre bout, il ne veut rien savoir! Le moulinet contient de la Trilene Big Game 25 lb de résistance et j’y mets presque toute ma force. Mon «feeling» de pêcheur, c’est que si je mets encore davantage de pression, ça va casser quelque part… Finalement, une autre douzaine de minutes plus tard, on passe le monstre à l’épuisette. Quand je dis le «monstre», Dan qui est loin d’être un manchot a dû se reprendre par deux fois pour le hisser à bord. Je suis stupéfait… sans mot… il est gigantesque. Après les félicitations d’usage, on sort le pèse poisson, celui-ci oscille entre 39 et 40 lb!!  Je n’y crois pas! On recommence la manœuvre à zéro… toujours 39-40lb!! On n’en revient juste pas… Finalement, on le pèse à nouveau avec un autre pèse-poisson… 38 lb ½… FOU! C’est complètement fou! Je n’ai jamais vu pareille bête et jamais combattu un poisson aussi puissant… sur une canne mooching en plus… la totale! Selon ce qu’on comprend, il s’agirait d’un des plus gros spécimens capturés cette année à date au lac Ontario. Comme dirait mon ami Yann : j’ai la m… au c…! Outre moi, on voit ici Daniel et ensuite Harold avec cette capture trophée. Honnêtement, le seul mérite qui me revient, c’est d’avoir bien combattu ce très puissant adversaire et l’avoir conduit à l’épuisette. Les réelles félicitations vont à Pierre, Manuel, Harold et Daniel, a leur travail d’équipe qui fait d’eux de redoutables pêcheurs du lac Ontario. Évidemment, Daniel qui a choisi le patron pêche spécifique qui a permis de soutirer «ce poisson d’une vie» du lac Ontario mérite toutes nos félicitations. Wow… vraiment, merci les gars!
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Ma conjointe Sylvie et mon plus vieux Justin ont aussi eu la chance de combattre leur premier saumon. Encore Merci Daniel et Loulou…
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lundi 22 juillet 2013

Compte rendu de pêche: 4 juillet 2013 – lac Memphrémagog

Salutations!

Le 4 juillet dernier pour ma première sortie après mon retour du Nord, j’avais rendez-vous avec Eric et Stéphane pour une pêche multi-espèces sur le magnifique lac Memphrémagog. Truites grises et achigans étaient au menu… si tout se passait comme souhaité.

J’ai hésité longuement entre amener mes downriggers Cannon ou bien décider de travailler les grises à la jig verticale. Finalement, avec le succès obtenu l’été dernier lors des tournages de mon DVD de techniques de pêche à la grise, je décide de monter mes FENWICK Elite Tech Jigging pour affronter en suspension les grises de Memphré…

Le premier outil que j’ai utilisé fût ma carte bathymétrique Navionics que j’ai dans mon Humminbird 998. Je m’en sers pour retracer les failles et des différences dans la bathymétrie des précipices qui entourent la partie profonde du lac.
Observation de ma carte Navionics
La sensibilité de mon sonar bien ajusté, je prospecte doucement un secteur qui m’apparaît propice selon ma carte Navionics. Au-dessus d’une profondeur d’environ 130-135’, je repère deux grises dans 80’ de profondeur. Je dis à Eric de descendre son jig en le regardant descendre dans le sonar et de fermer le moulinet quand le jig aura atteint 80’ et de jigger doucement. Pendant ce temps, je change la poignée de côté pour le moulinet de Stéphane et alors que je suis en train de lui installer un leurre souple, Eric s’écrit : «J’en ai une, j’en ai une!». Ben voyons donc, ça ne fait même pas une minute qu’il pêche!  Après un très beau combat sur un équipement très léger, nous puisons un touladi de 4 lb!  Cool!
Eric Cadotte
L’efficacité incroyable de cette technique ne s’est pas fait démentir. En environ trois heures de pêche, nous avons capturé 6 ou 7 touladis entre 4 et 10 lb. Fou… Pour plus de détails sur cette technique, procurez-vous notre DVD de techniques de pêche à la grise. Près de nous, il y avait aussi Alain Boileau (que je salue) qui semblait aussi avoir de beau succès à la jig. C’était visiblement beaucoup plus tranquille pour les autres pêcheurs autour de nous.
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Bon mission accomplie pour la grise, nous avons ensuite choisi d’aller pêcher l’achigan à grande bouche. Nous en avons capturé 7 ou 8 mais la pêche n’était pas facile. Notre leurre à succès fût le Sinking Minnow de GULP monté Wacky. J’aurais souhaité que les plus grosses soient capturées par mes invités mais je fus plutôt le pêcheur chanceux.
Daniel Robitaille
Nous avons terminé la journée en pêchant l’achigan à petite bouche. Nous avons bien dû en capturé entre 15 et 20 mais malheureusement, nous n’avons pas franchi la barrière des 3 lb. J’ai manqué un peu de temps pour trouver le bon patron de pêche pour de plus gros spécimens.

Ce genre de journée (multi-espèce) est toujours un grand défi car nous avons peu de temps à consacrer à chaque espèce pour trouver les bons patrons de pêche. Aujourd’hui, nous avons dans l’ensemble bien réussi. Félicitations à mes pêcheurs!

Nous avons tous trois bien aimé notre journée, un temps splendide, beaucoup d’action et de beaux poissons!  Malgré une énorme pression de pêche, le Memphrémagog continue d’être un lac impressionnant…


vendredi 12 juillet 2013

Pêche aux dorés Lac des Deux-Montagnes (19 mai 2013)

Après une première semaine de pêche aux dorés assez difficile étant donné les conditions de l'eau et la température, tout semble se mettre en place pour que les conditions s'améliorent de jour en jour. Aujourd'hui je sort avec Patrick, Olivier et Xavier, des clients de longue date et de très bons pêcheurs, sa promet ! Le premier spot où j'arrête est le spot qui m'a donné le plus de poisson cette semaine lors des conditions difficile mais malheureusement après une petite demi-heure de pêche, je me rend à l'évidence que les dorés ne sont pas ici. On change donc d'endroit, le premier spot en étais un de sable, je vais donc tester un spot plus rocheux pour voir si les dorés n'y serais pas cacher. Mais comme l'eau est 5 pieds plus haute qu'à la normale mon spot des dernières années est trop profond et rien ne bouge sur mon sonar Humminbird. Je décide donc de me déplacer à environ 100 mètres de distances sur un autre plateau rocheux moins profond avec un fort courant. Bingo ! Le premier doré ferrer est un magnifique spécimen de 28 pouces qui après un bref suspense se présente dans le fond de la puise ! Wow quel beau spécimen, le plus gros à vie pour Patrick et une séance photo s'impose avant la remise à l'eau. Encore un doré qui n'a pu résister au Gulp Alive Minnow de 4 pouces.
 

Par la suite nous capturons rapidement 3 dorés qui s'en vont dans le vivier pour souper. Environ 30 minutes plus tard c'est au tour de Xavier de ferrer quelque chose de solide ! Par les coups de tête sa ressemble à un autre beau gros doré ! Et oui c'est un deuxième trophé de 28 pouces en moins de 30 minutes !



 Tout à coup il arrive un gros orage, on pousse donc les 115 force de mon moteur Mercury au maximum pour aller rejoindre la berge et mettre le toit haut profil de ma Hudson DLX question de rester au sec durant cette brève orage. Nous revenons sur le spot et capturons encore quelques dorés de grandeur légale parfait pour le souper avant que sa ne tombe tranquille. Je décide donc de tenter ma chance sur une pointe rocheuse à peu près dans les mêmes profondeur mais à 20 km de distance d'où nous nous trouvons. En arrivant sur place nous capturons quelques beaux dorés qui s'en vont tous dans le vivier et quelques minutes plus tard c'est à mon tour de ferrer quelque chose de pesant ! Ma Fenwick Elitech Walleye plie en deux et le combat s'engage, je sens que c'est un beau doré mais pas autant que ceux de mes partenaires de la journée. Finalement c'est un beau doré qui encore une fois est trop gros pour le lunch et qui s'en retourne donc à l'eau après une petite photo. Quelle belle journée nous avons eu, Olivier Patrick et Xavier serons assurément de retour l'année prochaine pour une autre belle sortie !





Pêche Ouverture Mouchetée (Avril 2013)

 
Depuis maintenant 5 ans je me rends sur un petit lac secret de la région de l'Outaouais pour l'ouverture de la truite mouchetée. Se petit lac de moins d'un kilomètre de diamètre nous réserve de très belles surprises à chaque journée de pêche. Le fait qu'il soit difficilement accessible réduit la pression de pêche au minimum et permet aux truites d'atteindre des poids très surprenant pour un plan d'eau situé à moins de deux heures de Montréal. Mais qui dit lac difficilement accessible veux aussi dire que je dois échanger le confort et la technologie de ma belle Hudson DLX contre un kayak qui bien que très plaisant à pêcher est beaucoup moins confortable ! ;)
 
 
Après avoir fait le portage de tout notre équipement, on s'installe du mieux que l'on peut dans nos petits kayaks. Cette année j'ai choisit d'utiliser ma Fenwick River-Runner ultra-légère qui devrais me donner beaucoup de sensation forte étant donné que le poids des truites varies de 2 à 5 livres sur se petit lac publique. Pour le fil j'utilise un Nanofil de 8 lbs de résistances, il me permet de lancer des micro jigs de 1/32 d'oz à des distances plus qu'épatante ! Ma jig préférer pour se lac est une jig de 1/32 oz orange muni de poil de chevreuil. La technique est en fait très simple, il suffit de lancer le leurre le plus près possible de la berge au travers des arbres morts et autres structures procurant une cachette aux grosses ombles. Ensuite on ramène tout doucement notre leurre par saccade pour lui donner une action irrésistible. 
 
 
Cette année l'action ne s'est pas fait attendre dès mon deuxième, j'aperçoit un gros bouillon à l'endroit exact ou ma jig se trouve, j'attends 2 secondes avant de sentir un de ses coups de têtes que j'avais attendu tout l'hiver. D'un bon coup franc, je ferre ! Oufff la canne plie en deux et le moulinet se met immédiatement à chanter, c'est une belle, une très belle truite mouchetée ! Un combat frénétique s'en suit, je souhaite juste que la petite hameçon de ma micro-jig endure ses violents coups de têtes. Quand finalement elle apparaît sous mon kayak, je vois la grosseur de se qui se démène au bout de ma canne depuis plus de 2 minutes maintenant. Je ne lui laisse aucune chance et dès qu'elle se présente à porter de ma puise elle y entre tête première ! Oh que oui, c'est un magnifique trophé de 4lbs !!! Voilà qui commence très bien la journée !
 
 
 
 
C'est ensuite au tour de mon chum Claude de croiser le fer avec deux magnifiques spécimens en moins de 1 heure. Deux truites à faire rêver qui elles aussi se sont laissé séduire par nos petites jigs à poils de chevreuil.
 
Après un petit moment plus tranquille c'est à mon retour d'en prendre 2 belles en moins de quelques minutes ! Nous avons fini la journée avec 9 truites capturées, tous de très beaux spécimens digne du grand nord ! Devinez où je serai à l'ouverture l'année prochaine ? ;) Bonne pêche et à bientôt !
 



 
Par Martin Vaillant.
Guide de pêche.