dimanche 28 juillet 2013

Saumon chinook trophée… des moments uniques dans une vie de pêcheur!

Un petit mot pour remercier Le Groupe Thomas Marine pour le service exceptionnel qu'ils ont donné à mon hôte Daniel Martineau quelques jours avant son départ au lac Ontario. Sans vous, je n'aurais pas vécu ces moments exceptionnels... Merci!


Les hasards de la vie nous permettent parfois de faire des rencontres qui vont par la suite changer le cours de notre vie. Dans la jeune vingtaine, j’ai travaillé quelques années à Pêche et Océans Canada. Un de mes collègues de travail était un sportif accompli et un grand amateur de pêche. Nous avons donc eu le plaisir de faire plusieurs activités ensemble. Entre autre, c’est lui (Daniel Martineau) qui m’a initié à la pêche au doré sur le fleuve. A l’époque, je pêchais beaucoup la truite mouchetée et l’achigan. Daniel nous offrait (à André, un autre collègue et moi) quelque fois par année la chance la chance de l’accompagner pour pêcher le doré au fleuve. J’adorais ces journées… Vous connaissez la suite… j’en ai fait une carrière!


Mon déménagement de Québec à Montréal à l’époque nous a éloigné mais comme la vie est bien faite, quand je me suis installé à Trois-Rivières (Daniel demeure maintenant à Grand-Mère) nous avons pu renouer et recommencer à pêcher ensemble. Daniel m’a invité à plusieurs reprises au cours des dernières années à aller découvrir la pêche au saumon au lac Ontario. J’ai tardé un peu à finir par me décider à y aller. Daniel et ses bons amis Manuel, Pierre et Harold forment une communauté de pêcheurs aguerris qui peaufinent leurs techniques de pêche au lac Ontario depuis des années. Honnêtement, ils sont très bons. Je me compte donc très chanceux d’avoir été initié par eux à cette pêche unique. Je suis donc allé passer 6 jours à Port Darlington avec ma famille pour pêcher le saumon mais aussi pour visiter les différentes attractions du coin dont les Chutes Niagara, Marine Land et compagnie. Ma première sortie de pêche a eu lien en soirée et Daniel m’a donné la chance de sortir la majorité des poissons! J  J’ai donc pu combattre et ramener au bateau mon premier saumon chinook, un spécimen d’une vingtaine de livres. Wow… quel «thrill»! C’est puissant ces bêtes là… ouf…
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A ma deuxième sortie, en matinée cette fois-ci, Daniel a eu la générosité de me laisser combattre le premier poisson qui a attaqué nos présentations. Nous sommes à peine installés que la canne «mooching» montée sur le downrigger de gauche s’agite. Me voilà aux prises avec un saumon… par la puissance de l’adversaire, c’est évident qu’il ne s’agit pas d’une truite arc-en-ciel. Les «sprints» de mon adversaire me sortent beaucoup de fil de sorte qu’au lieu de se rapprocher du bateau, il s’éloigne…!  Les bras en doloris après 25 minutes de combat avec ce poids lourd, voilà Dan qui me taquine en me disant: «Dan, force-le un peu, on ne va pas passer la journée sur ce poisson là…». Je sens bien qu’Harold et Dan ont bien hâte que j’en finisse mais bon sens, lui à l’autre bout, il ne veut rien savoir! Le moulinet contient de la Trilene Big Game 25 lb de résistance et j’y mets presque toute ma force. Mon «feeling» de pêcheur, c’est que si je mets encore davantage de pression, ça va casser quelque part… Finalement, une autre douzaine de minutes plus tard, on passe le monstre à l’épuisette. Quand je dis le «monstre», Dan qui est loin d’être un manchot a dû se reprendre par deux fois pour le hisser à bord. Je suis stupéfait… sans mot… il est gigantesque. Après les félicitations d’usage, on sort le pèse poisson, celui-ci oscille entre 39 et 40 lb!!  Je n’y crois pas! On recommence la manœuvre à zéro… toujours 39-40lb!! On n’en revient juste pas… Finalement, on le pèse à nouveau avec un autre pèse-poisson… 38 lb ½… FOU! C’est complètement fou! Je n’ai jamais vu pareille bête et jamais combattu un poisson aussi puissant… sur une canne mooching en plus… la totale! Selon ce qu’on comprend, il s’agirait d’un des plus gros spécimens capturés cette année à date au lac Ontario. Comme dirait mon ami Yann : j’ai la m… au c…! Outre moi, on voit ici Daniel et ensuite Harold avec cette capture trophée. Honnêtement, le seul mérite qui me revient, c’est d’avoir bien combattu ce très puissant adversaire et l’avoir conduit à l’épuisette. Les réelles félicitations vont à Pierre, Manuel, Harold et Daniel, a leur travail d’équipe qui fait d’eux de redoutables pêcheurs du lac Ontario. Évidemment, Daniel qui a choisi le patron pêche spécifique qui a permis de soutirer «ce poisson d’une vie» du lac Ontario mérite toutes nos félicitations. Wow… vraiment, merci les gars!
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Ma conjointe Sylvie et mon plus vieux Justin ont aussi eu la chance de combattre leur premier saumon. Encore Merci Daniel et Loulou…
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lundi 22 juillet 2013

Compte rendu de pêche: 4 juillet 2013 – lac Memphrémagog

Salutations!

Le 4 juillet dernier pour ma première sortie après mon retour du Nord, j’avais rendez-vous avec Eric et Stéphane pour une pêche multi-espèces sur le magnifique lac Memphrémagog. Truites grises et achigans étaient au menu… si tout se passait comme souhaité.

J’ai hésité longuement entre amener mes downriggers Cannon ou bien décider de travailler les grises à la jig verticale. Finalement, avec le succès obtenu l’été dernier lors des tournages de mon DVD de techniques de pêche à la grise, je décide de monter mes FENWICK Elite Tech Jigging pour affronter en suspension les grises de Memphré…

Le premier outil que j’ai utilisé fût ma carte bathymétrique Navionics que j’ai dans mon Humminbird 998. Je m’en sers pour retracer les failles et des différences dans la bathymétrie des précipices qui entourent la partie profonde du lac.
Observation de ma carte Navionics
La sensibilité de mon sonar bien ajusté, je prospecte doucement un secteur qui m’apparaît propice selon ma carte Navionics. Au-dessus d’une profondeur d’environ 130-135’, je repère deux grises dans 80’ de profondeur. Je dis à Eric de descendre son jig en le regardant descendre dans le sonar et de fermer le moulinet quand le jig aura atteint 80’ et de jigger doucement. Pendant ce temps, je change la poignée de côté pour le moulinet de Stéphane et alors que je suis en train de lui installer un leurre souple, Eric s’écrit : «J’en ai une, j’en ai une!». Ben voyons donc, ça ne fait même pas une minute qu’il pêche!  Après un très beau combat sur un équipement très léger, nous puisons un touladi de 4 lb!  Cool!
Eric Cadotte
L’efficacité incroyable de cette technique ne s’est pas fait démentir. En environ trois heures de pêche, nous avons capturé 6 ou 7 touladis entre 4 et 10 lb. Fou… Pour plus de détails sur cette technique, procurez-vous notre DVD de techniques de pêche à la grise. Près de nous, il y avait aussi Alain Boileau (que je salue) qui semblait aussi avoir de beau succès à la jig. C’était visiblement beaucoup plus tranquille pour les autres pêcheurs autour de nous.
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Bon mission accomplie pour la grise, nous avons ensuite choisi d’aller pêcher l’achigan à grande bouche. Nous en avons capturé 7 ou 8 mais la pêche n’était pas facile. Notre leurre à succès fût le Sinking Minnow de GULP monté Wacky. J’aurais souhaité que les plus grosses soient capturées par mes invités mais je fus plutôt le pêcheur chanceux.
Daniel Robitaille
Nous avons terminé la journée en pêchant l’achigan à petite bouche. Nous avons bien dû en capturé entre 15 et 20 mais malheureusement, nous n’avons pas franchi la barrière des 3 lb. J’ai manqué un peu de temps pour trouver le bon patron de pêche pour de plus gros spécimens.

Ce genre de journée (multi-espèce) est toujours un grand défi car nous avons peu de temps à consacrer à chaque espèce pour trouver les bons patrons de pêche. Aujourd’hui, nous avons dans l’ensemble bien réussi. Félicitations à mes pêcheurs!

Nous avons tous trois bien aimé notre journée, un temps splendide, beaucoup d’action et de beaux poissons!  Malgré une énorme pression de pêche, le Memphrémagog continue d’être un lac impressionnant…


vendredi 12 juillet 2013

Pêche aux dorés Lac des Deux-Montagnes (19 mai 2013)

Après une première semaine de pêche aux dorés assez difficile étant donné les conditions de l'eau et la température, tout semble se mettre en place pour que les conditions s'améliorent de jour en jour. Aujourd'hui je sort avec Patrick, Olivier et Xavier, des clients de longue date et de très bons pêcheurs, sa promet ! Le premier spot où j'arrête est le spot qui m'a donné le plus de poisson cette semaine lors des conditions difficile mais malheureusement après une petite demi-heure de pêche, je me rend à l'évidence que les dorés ne sont pas ici. On change donc d'endroit, le premier spot en étais un de sable, je vais donc tester un spot plus rocheux pour voir si les dorés n'y serais pas cacher. Mais comme l'eau est 5 pieds plus haute qu'à la normale mon spot des dernières années est trop profond et rien ne bouge sur mon sonar Humminbird. Je décide donc de me déplacer à environ 100 mètres de distances sur un autre plateau rocheux moins profond avec un fort courant. Bingo ! Le premier doré ferrer est un magnifique spécimen de 28 pouces qui après un bref suspense se présente dans le fond de la puise ! Wow quel beau spécimen, le plus gros à vie pour Patrick et une séance photo s'impose avant la remise à l'eau. Encore un doré qui n'a pu résister au Gulp Alive Minnow de 4 pouces.
 

Par la suite nous capturons rapidement 3 dorés qui s'en vont dans le vivier pour souper. Environ 30 minutes plus tard c'est au tour de Xavier de ferrer quelque chose de solide ! Par les coups de tête sa ressemble à un autre beau gros doré ! Et oui c'est un deuxième trophé de 28 pouces en moins de 30 minutes !



 Tout à coup il arrive un gros orage, on pousse donc les 115 force de mon moteur Mercury au maximum pour aller rejoindre la berge et mettre le toit haut profil de ma Hudson DLX question de rester au sec durant cette brève orage. Nous revenons sur le spot et capturons encore quelques dorés de grandeur légale parfait pour le souper avant que sa ne tombe tranquille. Je décide donc de tenter ma chance sur une pointe rocheuse à peu près dans les mêmes profondeur mais à 20 km de distance d'où nous nous trouvons. En arrivant sur place nous capturons quelques beaux dorés qui s'en vont tous dans le vivier et quelques minutes plus tard c'est à mon tour de ferrer quelque chose de pesant ! Ma Fenwick Elitech Walleye plie en deux et le combat s'engage, je sens que c'est un beau doré mais pas autant que ceux de mes partenaires de la journée. Finalement c'est un beau doré qui encore une fois est trop gros pour le lunch et qui s'en retourne donc à l'eau après une petite photo. Quelle belle journée nous avons eu, Olivier Patrick et Xavier serons assurément de retour l'année prochaine pour une autre belle sortie !





Pêche Ouverture Mouchetée (Avril 2013)

 
Depuis maintenant 5 ans je me rends sur un petit lac secret de la région de l'Outaouais pour l'ouverture de la truite mouchetée. Se petit lac de moins d'un kilomètre de diamètre nous réserve de très belles surprises à chaque journée de pêche. Le fait qu'il soit difficilement accessible réduit la pression de pêche au minimum et permet aux truites d'atteindre des poids très surprenant pour un plan d'eau situé à moins de deux heures de Montréal. Mais qui dit lac difficilement accessible veux aussi dire que je dois échanger le confort et la technologie de ma belle Hudson DLX contre un kayak qui bien que très plaisant à pêcher est beaucoup moins confortable ! ;)
 
 
Après avoir fait le portage de tout notre équipement, on s'installe du mieux que l'on peut dans nos petits kayaks. Cette année j'ai choisit d'utiliser ma Fenwick River-Runner ultra-légère qui devrais me donner beaucoup de sensation forte étant donné que le poids des truites varies de 2 à 5 livres sur se petit lac publique. Pour le fil j'utilise un Nanofil de 8 lbs de résistances, il me permet de lancer des micro jigs de 1/32 d'oz à des distances plus qu'épatante ! Ma jig préférer pour se lac est une jig de 1/32 oz orange muni de poil de chevreuil. La technique est en fait très simple, il suffit de lancer le leurre le plus près possible de la berge au travers des arbres morts et autres structures procurant une cachette aux grosses ombles. Ensuite on ramène tout doucement notre leurre par saccade pour lui donner une action irrésistible. 
 
 
Cette année l'action ne s'est pas fait attendre dès mon deuxième, j'aperçoit un gros bouillon à l'endroit exact ou ma jig se trouve, j'attends 2 secondes avant de sentir un de ses coups de têtes que j'avais attendu tout l'hiver. D'un bon coup franc, je ferre ! Oufff la canne plie en deux et le moulinet se met immédiatement à chanter, c'est une belle, une très belle truite mouchetée ! Un combat frénétique s'en suit, je souhaite juste que la petite hameçon de ma micro-jig endure ses violents coups de têtes. Quand finalement elle apparaît sous mon kayak, je vois la grosseur de se qui se démène au bout de ma canne depuis plus de 2 minutes maintenant. Je ne lui laisse aucune chance et dès qu'elle se présente à porter de ma puise elle y entre tête première ! Oh que oui, c'est un magnifique trophé de 4lbs !!! Voilà qui commence très bien la journée !
 
 
 
 
C'est ensuite au tour de mon chum Claude de croiser le fer avec deux magnifiques spécimens en moins de 1 heure. Deux truites à faire rêver qui elles aussi se sont laissé séduire par nos petites jigs à poils de chevreuil.
 
Après un petit moment plus tranquille c'est à mon retour d'en prendre 2 belles en moins de quelques minutes ! Nous avons fini la journée avec 9 truites capturées, tous de très beaux spécimens digne du grand nord ! Devinez où je serai à l'ouverture l'année prochaine ? ;) Bonne pêche et à bientôt !
 



 
Par Martin Vaillant.
Guide de pêche.
 
 


samedi 8 juin 2013

Compte rendu de pêche: lac Saint-Pierre le 6 juin 2013

Bonjour!

Pas facile ces temps-ci d’avoir de la belle température mais on a réussit aujourd’hui… enfin, un peu! Le temps a été couvert avec un peu de pluie en fin de journée. Le thermomètre a oscillé entre 11 et 17oC. Aujourd’hui, les vents soufflaient du nord-est ce qui en général n’est pas de très bon augure pour la pêche au fleuve. Mais bon, nous sommes le printemps, une excellente période de pêche et la température de l’eau est à 61oF soit dans la gamme de température préférentielle du doré (60-70oF). Je suis confiant que nous allons faire une belle pêche malgré ce vent.
Aujourd’hui je renouais avec grand plaisir avec Mélanie, Guy et Gilles. C’est à la marina du Nid d’Aigle à Maskinongé que nous nous sommes rejoint. Connaissez-vous cette marina?  La grosse majorité du temps que je me mets à l’eau sur la rive nord pour pêcher les îles de Sorel, c’est à cet endroit que je vais. La rampe est suffisamment profonde même par eau basse et des quais facilitent l’embarquement. Le stationnement est gratuit et le coût pour la mise à l’eau est très raisonnable soit 10$. On y loue aussi des chalets de pêche et il y a un camping sur place, bref, un endroit à connaître.

Lorsque nous avons commencé à pêcher vers 8h00, les vents soufflaient effectivement du nord-est avec des rafales jusqu’à 22 km/h. Lorsque je pêche le doré, temps pas mal venteux = pêche avec des poissons-nageurs. C’est ce que nous avons fait… et dès que nous avons trouvé les dorés, l’action à commencer. Des dorés jaunes d’une belle taille moyenne avec quelques spécimens plus petits au-travers qui étaient bien sûr remis à l’eau. Nous avons pêché à la traîne sur un grand plateau pas très profond.

A la pêche, il y de ces gens qui trouvent presque toujours une façon… d’être celui qui prend le plus gros poisson. Bien, on peut dire que Mélanie est de ceux-là! En 2011, lors d’une sortie en juillet notre pêcheuse avait capturé le plus gros doré jaune de la journée soit un beau 5 lb. Bien, elle a récidivé avec un beau spécimen de 4.5 lb capturé à la traîne avec un Flicker Shad 7 cm de couleur «chartreuse Pearl». Bien que quelques captures aient été effectuées avec d’autres modèles, celui-ci fût notre meilleur aujourd’hui.

Graduellement les vents ont baissé d’intensité et nous nous sommes vite rendus compte que le niveau d’activité des dorés a fait de même. C’était le moment d’y aller avec une présentation moins agressive que les poissons-nageurs. On a donc sortie les jigs. Devinez quoi? Mélanie s’est encore illustrée avec un autre beau doré de 4.5 lb!  Décidément…! Nous avons donc ajouté quelques autres captures à la jig jusqu’à ce que le vent tombe complètement. Guy qui est un pêcheur du fleuve aguerri me demande : «Aurais-tu un petit ver souple tout noir?» Euh… oui, pourquoi?  Quand ça ne mord pas, je sauve souvent ma pêche avec ce leurre…. J’avais sous la main un sac de Power Worm 4’’ noir. Je donne ça à Guy et… ça marché!  Je l’a retiens celle-là! De mon côté, je me suis essayé à la dérive au Drop-shot et ça aussi marché. Donc, beaucoup en finesse, malgré le très faible niveau d’activité du doré, nous sommes parvenus à en capturer d’autres.

Si on regarde le portrait global de la journée, on constate que nous nous sommes adaptés tout au long de la journée au changement de conditions (et donc aux changements de niveau d’activité des dorés) et cela nous a permis une journée avec au total près d’une vingtaine de captures (95% dorés jaunes) incluant les dorés remis à l’eau. Selon les auxiliaires de la faune, les autres pêcheurs vérifiés dans la journée ont peiné à faire de belles captures. Ça rend notre récolte encore plus satisfaisante.
Photo: guide de pêche Daniel Robitaille
Photo du guide de pêche Daniel Robitaille


Daniel RobitailleGuide de pêche et pêcheur professionnelwww.danielrobitaille.com

mercredi 29 mai 2013

Compte rendu de pêche: doré au lac Saint-Pierre (28 mai 2013)

Bonjour!

Certains doivent se demander pourquoi je n’ai pas écrit plus de comptes rendus de pêche cette année. Bien je suis à tester une nouvelle formule mais qui n’est pas encore à point. C’est pour bientôt, je crois. En attendant, allons-y encore une fois avec un billet dans mon blogue.

D’abord, force est d’admettre que la pêche au lac Saint-Pierre est clairement plus difficile qu’elle a l’habitude de l’être en mai. Je rencontre beaucoup de pêcheurs qui peinent à faire quelques captures. Deux raisons expliquent pourquoi la pêche est si difficile. D’abord, évidemment la «seconde crue des eaux» occasionnée par les fortes pluies des dernières semaines a laissé le lac dans un triste état. Plusieurs marinas sont mêmes devenues impraticables et surtout, les eaux se sont chargées de sédiments, de débris quand ce n’était pas carrément de la vase. Tout cela cause plusieurs problèmes. D’abord les hauts niveaux d’eau déplacent une partie des dorés qui se relocalisent ailleurs. L’eau très embrouillées réduits de beaucoup le champ de vision des dorés qui ont plus de difficultés à voir nos offrandes et ça, c’est sans compter qu’un certain pourcentage des dorés cessent pratiquement de s’alimenter dans ces conditions et attendent que l’eau s’éclaircissent. Comme si ce n’était pas suffisant, la température de l’eau qui avait atteint 58-59oF est redescendue à 52oF. Au printemps, les dorés ont besoin de chaleur et quand c’est l’inverse qui se produit comme cette année, leur niveau d’activité baissent généralement jusqu’à ce que l’eau recommence à se réchauffer.

Cette année, je n’ai que trois sorties au lac Saint-Pierre au compteur! J’ai dû en annuler… six!  OUCH! Je ne dis pas merci à Dame Nature!! Mes deux premières sorties avec mes pêcheurs ont permis la capture de 28 dorés (23 conservés) et 18 dorés (12 conservés), c’est clairement en déca de ce que nous avons l’habitude faire en mai sur le lac Saint-Pierre. Mon meilleur leurre à date à la jig est sans conteste le Ripple Shad 4’’ de couleur Firetiger.

Hier, j’étais à nouveau sur l’eau avec cette fois-ci, Jean-Philippe et son père Russel qui en étaient à leur première expérience au doré sur le fleuve (lac Saint-Pierre). Enfin, extrêmement chanceux que nous sommes, nous avons enfin une belle journée au niveau de la température…! Un léger vent du nord-est et un mercure qui a atteint 19oC, voilà une des plus belles journées depuis deux semaines. Dès notre premier secteur de pêche, les dorés montrent un niveau d’activité intéressant. Nous sommes au-travers un regroupement de 7-8 bateaux et nous semblons cependant les seuls à prendre du doré. Curieux quand même… J’essaie de voir avec quoi les autres pêcheurs pêchent… évidemment (et j’aurai dû m’en douter)… un ver de caoutchouc + un ver de terre. Messieurs… le doré est un mangeur de petits poissons!  De notre côté, les morsures sont régulières sur nos Ripple Shad 4’’ de couleur Firetiger. Outre sa queue chartreuse qui dans cet eau «pas belle» est un atout, ce leurre est une belle imitation de perchaude, une des proies favorites du doré. Malgré plusieurs touchent manquées (ce qui est plus que normal quand on pêche à la jig vertical pour la première fois), mes pêcheurs maîtrisent vite la technique et nous faisons une douzaine de captures sur ce secteur de pêche. Un peu plus tard en matinée, je propose à mes pêcheurs d’aller faire quelques dérives sur un secteur qui est sur la route de migration des gros dorés jaunes printanier. Il faut être chanceux et arrivé là quand ils y sont. Jean-Philippe me dit, confiant: « Dan, je suis certain qu’ils vont être là!». Bien… il avait raison!  Après quelques minutes de dérive, Russell se croit pris au fond… «Non, non, non, vous avez un GROS doré!  Finalement après tout un combat qui a vu ce gros percidés sortir du fil du moulinet à quelques reprises, nous avons réussi à hisser à bord un superbe spécimen! Wow… quel combat!  Qui a dit qu’un doré ça ne combat pas?  L’atmosphère est à la fête dans le bateau. Russell est beau à voir, il est tellement content et fier de sa capture. Ce sont des moments qui restent graver dans la vie d’un pêcheur pour toujours. Rapidement, le leurre est décroché; clic-clic-clic avec l’appareil photo et ce très beau spécimen de doré repart à vive allure vers le fond. Tout juste avant ce moment, j’ai pris quelques secondes pour déposer délicatement le gros doré dans un sac et pesée celui-ci avec le pèse-poisson… résultat :  8 lb bien pile!  Félicitations Russel! Le leurre gagnant est un Ripple Shad 4’’ de couleur Firetiger monté sur une tête JIG-A-JO chartreuse (1 oz) le tout accompagné d’un hameçon-remorque de la même compagnie. Ma Princecraft 186 évoluait au-dessus de 15-20 pieds de profondeur.

Le reste de la journée a été un peu plus difficile. Un doré par ci par là, le niveau d’activité a été clairement moindre que la veille. C’est Jean-Philippe qui a fermé les livres avec un beau doré jaune de 20 pouces. Quatorze dorés ont été conservés sur environ une vingtaine de captures. Je dirais que 35-40% étaient des dorés jaunes. Selon leur dire, Jean-Philippe et Russell ont adoré leur journée. Bien… c’est en plein ça l’idée!

Guide Dan Robitaille

Montage qui a permis la capture:
Photo de Daniel Robitaille


Daniel Robitaille
Guide et pêcheur professionnel

vendredi 17 mai 2013

Une belle... redécouverte!


Bonjour!
Mercredi dernier, j’ai délaissé pour 24 heures ma bien aimée Princecraft 186 pour quelques heures… je me suis rendu pêcher la truite mouchetée dans la réserve faunique de Portneuf avec mon bon ami Marc-André. Que de beaux souvenirs j’ai pu me remémorer. J’ai plusieurs fois pêché ce beau coin de lacs et forêts dans mes premières années de pêche. J’ai tellement de beaux souvenirs reliés à cet endroit…


Une bonne jasette sur place m’a permis d’apprendre qu’un gros coup de barre a été donné au cours des trois ou quatre dernières années dans cette réserve faunique. Les gens en place se sont mis en tête d’augmenter la qualité de pêche qui y était déjà bonne. Toutes sortes d’aménagements et de relocalisations ont été effectués en ce sens et on en voit déjà les bénéfices. Bon assez de bla bla… je vous raconte ma journée!

Arrivé sur les rives de notre joli petit lac vers 10 :00, nous ne pouvons que constater la beauté sauvage et la tranquillité des lieux. En fait, c’est un peu trop tranquille… Très peu de vols d’oiseaux autour de nous, pas de petits (ou gros) animaux croisés chemin faisant; on entend absolument rien, pas même le chant d’un oiseau. Hum, un peu trop tranquille à mon goût la nature, j’espère simplement que cela n’est pas le reflet du niveau d’activité des truites.
Photo de Daniel Robitaille
Le lac n’étant pas très grand, nous choisissons d’en faire le tour à la traîne. Poissons-nageurs et diverses cuillères ondulantes sont mis à profit sans succès. Oups, mon premier feeling était le bon… Nous avions aussi remarqué des truites en suspension un peu plus loin du bord. Nous avons tenté leur capture de différentes façons… sans succès. Ouais, les truites sont vraiment au neutre. On les voit dans le sonar et pas moyen de les faire mordre! Nous avions prévu pêcher deux lacs alors nous commençons à envisager d’aller vers notre deuxième destination. Marc-André me dit : «Dan, j’aimerais aller essayer une dernière fois la plus grosse hutte de castors.» Ce fût fait et j’en ai profité pour changer d’approche en y allant tout en subtilité et avec un petit leurre pour «matcher» le niveau d’activité de la truite. Premier lancer près de la hutte… mon leurre ne se rend même pas au fond et je vois le fil partir… coup de poignet et le combat s’engage. Génial!  Nous puisons une belle truite, notre première. Je m’empresse de relancer mon offrande… même scénario mais cette fois la truite est encore plus grosse!  Vraiment cool ça!  On a trouvé le patron de pêche. Marc-André me demande : « Dan, as-tu des Atomic Teaser?». Je lui tends ma boîte bien remplie. Il fait un choix judicieux et capture une truite dès son premier lancer. Finalement, nous convenons qu’il est l’heure d’aller essayer l’autre lac prévu à l’horaire. Ah oui, j’allais presque oublier de vous dire avec quoi j’ai capturé mes truites. Petite tête de jig JIG-A-JO 1/16 onces de couleur chartreuse/noire sur laquelle j’ai monté… une Micro Power Nymph!  Qu’est-ce que j’adore ce petit leurre!
Photo de Marc-André Tremblay         Daniel Robitaille         Photo de Daniel Robitaille          Marc-André Tremblay
Le long de la route, à part le moment où une mère perdrix tente de nous couper la route, je me plais à observer tout ce qu’il y a autour. De beaux petits lacs et de belles rivières aux eaux prometteuses se succèdent. Je remarque aussi que la route de gravier est très facilement carrossable. Marc-André m’apprend que la RF de Portneuf a la réputation d’avoir un des plus beaux réseaux routiers de toutes les réserves fauniques. Mes amortisseurs l’apprécient sans aucun doute! Je remarque aussi que le temps change. Le ciel s’est couvert et le vent est plus présent. J’espère que ce changement de condition activera un peu les truites.

Photo de Marc-André Tremblay

L’heure qui suit a confirmé mes impressions (pas pire devin aujourd’hui!), les truites sont «en feu». La limite de prises ici est de 10 truites mouchetées par pêcheur. Nous avons donc la possibilité d’en capturer 17 autres. Moins d’une heure d’un niveau d’action incroyable a suffit! A la traîne avec une cuillère ondulante, 24 pouces de bas de ligne et une offrande était la recette. Des attaques à répétition, des doublés, des attaques violentes… fou!  Que de plaisir! Ce sont des moments comme ça qui nous font dire que la pêche est le plus beau sport du monde! La meilleure combinaison fût une Mooselook Wobbler martelée argent/bleu, 24 pouces de bas de ligne et une Micro Power Nymph montée sur un petit hameçon no. 8 comme leurre. Comme je le fais souvent, je n’enlève pas l’hameçon triple de la cuillère et j’attaque mon bas de ligne dans la hampe d’une des pointes. J’ai fait quatre ou cinq captures directement sur la cuillère. Il y en a même une qui a avalé la Micro Power Nymph et qui a aussi attaqué la cuillère… elle avait les deux bien piqués dans la gueule. Eh bien!

Marc-André Tremblay          Daniel Robitaille                          Marc-André TremblayDaniel Robitaille

Wow quel retour aux sources réussi pour ma journée de pêche dans la réserve faunique Portneuf. J’ai été surpris aussi par la taille moyenne de nos captures. Pas de toutes petites truites, de beaux spécimens entre 10 et 14 pouces. Bien honnêtement, même quand on possède un gros bateau et qu’on l’habitude des grands plans d’eau, une journée comme aujourd’hui, c’est un bain de nature sauvage tellement agréable. Définitivement une expérience à renouveler; la prochaine fois, j’amène les enfants pour leur imprégner le même genre de souvenirs que cette réserve faunique a fait pour moi… il y a plus de 30 ans!

NB Pour plus d’informations sur notre destination:  RF de Portneuf